La stabilité spirituelle

Si l’on évoque la stabilité spirituelle c’est qu’il existe une instabilité spirituelle.

Un docteur avant de donner un traitement, identifie d’où vient le problème. C’est donc là aussi ce qu’il convient de faire.

L’instabilité est un problème rencontré généralement à un niveau de croissance déterminée.

  1. Des niveaux de croissance spirituelle

La croissance spirituelle se décompose Bibliquement en 3 niveaux :

a) Enfants

b) Jeunes-gens

c) Pères (anciens, serviteurs)

L’instabilité correspond au niveau « Enfants », le texte suivant le démontre :

Ephésiens 4.14 :

Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

  1. Les acquis des enfants

1 Jean 2:12 :

Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom.

  1. Les Enfants sont convertis,

  2. se sont repentis,

  3. et sont justifiés par le sang de Jésus.

1 Jean 4:4 :

Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.

  1. Les enfants appartiennent à Dieu,

  2. Possèdent le salut,

  3. Ont vaincu les faux-prophètes (prémices du discernement)

  4. Ont reçu le Saint-Esprit

1 Jean 2:13 :

Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père.

  1. Les enfants ont connu le Père,

  2. Mais ils doivent à présent vaincre le diable pour devenir des jeunes-gens.

Jacques 4.7 (NBS) :

Soumettez–vous donc à Dieu ; opposez–vous au diable, et il vous fuira.

  1. Bases acquises mais risque subsistant

Le texte en Hébreux 6.1 à 9 met l’accent sur le fait que les fondements sont acquis et qu’il faut tendre vers le niveau « adultes» (pères), ce qui se fera évidement via le passage par un stade « jeunes-gens ».

  1. Les bases acquises :

Hébreux 6.1-3 :

C’est pourquoi ne nous attardons pas aux notions élémentaires de l’enseignement relatif au Christ. Tournons–nous plutôt vers ce qui correspond au stade adulte, sans nous remettre à poser les fondements, c’est–à–dire : l’abandon des actes qui mènent à la mort et la foi en Dieu, l’enseignement sur les différents baptêmes, l’imposition des mains, la résurrection des morts et le jugement éternel.

Nous allons donc nous occuper de ce qui correspond au stade adulte, si Dieu le permet.

Les acquis :

  1. l’abandon des actes qui mènent à la mort

  2. la foi en Dieu

  3. l’enseignement sur les différents baptêmes

  4. l’imposition des mains

  5. la résurrection des morts

  6. le jugement éternel.

  1. Le risque subsistant :

Le risque lorsque l’on est enfant, est de retomber à un niveau inférieur, et il n’y a qu’un mot pour cela.

Si l’on passe d’inconvertis à enfant, d’enfant ont ne peux redevenir inconvertis. Cet état est ce que l’on appelle devenir rétrograde.

Hébreux 6.4-6 :

En effet, ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté au don du ciel, qui ont eu part au Saint–Esprit, qui ont expérimenté combien la Parole de Dieu est bienfaisante et fait l’expérience des forces du monde à venir et qui, pourtant, se sont détournés de la foi, ne peuvent être amenés de nouveau à changer d’attitude, car ils crucifient le Fils de Dieu, pour leur propre compte, et le déshonorent publiquement.

La fin de ce texte dans une autre version (PVV) :

Si, malgré tout cela, ils se sont détournés de la foi et sont retombés dans leur ancienne vie, il est impossible de les amener de nouveau à changer d’attitude car, au fond, ils sont en train de crucifier le Fils de Dieu pour leur propre compte et de le déshonorer publiquement.

Satan remporte donc là deux victoires :

  1. Eloigner un croyant de son Dieu (Apostasie)

  2. Utiliser malgré elle cette personne comme mauvais témoignage aux yeux des inconvertis, déshonorant ainsi Christ publiquement.

  1. Une solution directement apportée pour éviter cela :

Hébreux 6.7 :

En effet, lorsqu’une terre arrosée par des pluies fréquentes produit des plantes utiles à ceux pour qui on la cultive, Dieu la bénit.

La pluie symbolisant le Saint-Esprit, il est clair qu’une relation continuelle avec Dieu et la soumission à Son Esprit suffisent à ne pas rétrograder et à demeurer dans la croissance.

  1. Jugez vous-même du cas contraire :

Hébreux 6.8 :

Mais si elle ne produit que des buissons d’épines et des chardons, elle ne vaut rien, elle ne tardera pas à être maudite et on finira par y mettre le feu.

  1. Un encouragement :

Hébreux 6.9 :

Mes chers amis, même si nous tenons ici un tel langage, nous sommes convaincus que, dans ce que nous venons de dire, vous êtes du bon côté, celui du salut.

  1. Le fond du problème :

  1. La chair 

1 Co 3.1-3 :

Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ.

Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes–vous pas charnels, et ne marchez–vous pas selon l’homme ?

Le fond du problème c’est que le côté charnel est encore trop important, trop influent.

La chair n’est pas du côté de Dieu mais du monde et de ses tentations, et le diable sait fort bien l’utiliser à nos dépends.

Il faut comprendre aussi que par notre volonté seule, nous ne pouvons triompher de la chair et de ses œuvres.

Galates 5:17 (NBS):

Car la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair ; ils sont opposés l’un à l’autre, de sorte que vous ne faites pas ce que vous voudriez.

  1. Les œuvres de la chair 

Le premier pas vers une avancée spirituelle commence par le constat de notre côté charnel. Il est primordial d’être honnête avec soi-même et bien plus encore avec Dieu.

Galates 5.19-21 (NBS):

Or les œuvres de la chair sont manifestes :

inconduite sexuelle, impureté, débauche,

idolâtrie, sorcellerie, hostilités, disputes, passions jalouses, fureurs, ambitions personnelles, divisions, dissensions,

envie, beuveries, orgies et autres choses semblables.

Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui pratiquent de telles choses n’hériteront pas le royaume de Dieu.

Note : Un verset souvent mal compris :

Psaumes 37.4 :

Fais de l’Eternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire.

Ce que ton cœur désire, ne veut absolument pas dire ce que ta chair convoite , il ne faut pas confondre !

  1. Condamnés à être charnels ?

  1. Incapables de changer par nous-mêmes

Le texte en Galates 5.17 (cité plus haut) est déjà clair mais pour ceux qui douteraient encore :

Romains 7.18-19 (NBS) :

Je le sais, rien de bon n’habite en moi, c’est–à–dire dans ma chair. Car il est à ma portée de vouloir, mais non pas de produire le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas.

Un constat qui, sauf si nous aimons la chair et le péché, ne peux que nous pousser à crier vers Dieu comme Paul :

Romains 7. 24-25 :

Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?

Grâce soit rendue à Dieu par Jésus–Christ, notre Seigneur !…

Voici la question désespérée et la réponse qui suit.

  1. Le besoin de changement

Romains 8.3-14(NBS) :

Car –– chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force –– Dieu, en envoyant son propre Fils dans une condition semblable à la chair du péché, en rapport avec le péché, a condamné le péché dans la chair, pour que la justice requise par la loi soit accomplie en nous qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit.

En effet, ceux qui sont sous l’emprise de la chair s’accordent aux tendances de la chair, tandis que ceux qui sont sous l’emprise de l’Esprit s’accordent aux tendances de l’Esprit.

Or la chair tend à la mort ; l’Esprit, lui, tend à la vie et à la paix.

Car la chair tend à s’ériger en ennemie de Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu : elle en est même incapable.

Ceux qui sont sous l’empire de la chair ne peuvent plaire à Dieu.

Quant à vous, vous n’êtes pas sous l’empire de la chair, mais sous celui de l’Esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Et si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, il ne lui appartient pas.

Or si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de la justice.

Et si l’Esprit de celui qui a réveillé Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a réveillé le Christ d’entre les morts fera aussi vivre vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Ainsi donc, mes frères, nous sommes bien débiteurs, mais non pas envers la chair –– pas pour vivre selon la chair.

En effet, si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les agissements du corps, vous vivrez.

Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

C’est par l’Esprit que nous faisons mourir notre côté charnel.

Nous devons impérativement marcher selon l’Esprit pour plaire à Dieu et ne plus être sous l’emprise de la chair.

  1. La marche par l’Esprit

La marche par l’Esprit c’est la soumission à l’Esprit de Dieu pas à l’esprit du monde, pas aux désirs de la chair.

Romains 13.14 :

Mais revêtez le Seigneur Jésus–Christ, et ne vous préoccupez pas de la chair pour en satisfaire les désirs.

Galates 5.16 (NBS):

Je dis plutôt : marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez jamais ce que la chair désire.

Cela comprend plusieurs choses qui se passent dans le secret.

Grandir en Esprit

Un enseignement reçu personnellement de Christian Kadi :

  1. Offrir son corps

Romains 12.1-2 (NBS) :

Je vous encourage donc, mes frères, au nom de toute la magnanimité de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et agréé de Dieu ; voilà quel sera pour vous le culte conforme à la Parole.

Ne vous conformez pas à ce monde–ci, mais soyez transfigurés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréé et parfait.

  1. Lire, méditer, étudier assidument la Parole de Dieu

Hébreux 4.12 :

Car la parole de Dieu est vivante, agissante, plus acérée qu’aucune épée à deux tranchants ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur.

  1. Parler en langue

1 Corinthiens 14.2-4 :

En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.

Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.

Celui qui parle en langue s’édifie lui–même ; celui qui prophétise édifie l’Église.

  1. Adorer Dieu

Jean 4.23-24 :

Mais l’heure vient –– c’est maintenant –– où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car tels sont les adorateurs que le Père cherche.

Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité.

  1. Bénir Dieu

Psaumes 103.1-2 (NBS) :

Que je bénisse le SEIGNEUR, que tout en moi bénisse son nom sacré !

Que je bénisse le SEIGNEUR, que je n’oublie aucun de ses bienfaits !

  1. En actions et avec vérité :

Paraitre, faire semblant, simuler….

Voilà des comportements typiquement européens de notre temps.

Mais Bibliquement cela porte un autre nom : Hypocrisie !

Rien de plus dangereux pour nous.

On ne trompera ni Dieu, ni Ses serviteurs (oints par Dieu) car ils possèdent le discernement.

1 Jean 3:18 :

Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.

Jacques 1.22 :

Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous–mêmes par de faux raisonnements.

Matthieu 7:24-27 :

Ainsi, quiconque entend de moi ces paroles et les met en pratique sera comme un homme avisé qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont précipités sur cette maison :

Elle n’est pas tombée, car elle était fondée sur le roc.

Mais quiconque entend de moi ces paroles et ne les met pas en pratique sera comme un fou qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison :

Elle est tombée, et sa chute a été grande.

  1. Réjouir le Saint-Esprit

Notez que marcher selon l’Esprit nous conduit obligatoirement à entrer dans les œuvres que Dieu veut que nous pratiquions.

C’est d’ailleurs à mon sens impératif.

Si nous sommes des chrétiens impliqués dans des services, le temps que nous y consacrerons prendra la place du temps passé à satisfaire notre chair, attirera la bénédiction divine sur nos vies et nous permettra de grandir plus rapidement.

Je ne parle pas d’œuvres motivées par la chair, par un besoin de reconnaissance et donc d’orgueil.

Je ne parle pas non plus d’activisme religieux.

Je parle ici des œuvres que la Parole de Dieu demande à chacun des enfants de Dieu de pratiquer, mais aussi et surtout de celles que Dieu a placées dans nos cœurs.

1 Jean 3.18 :

Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.

Philippiens 2.13 (NBS):

Car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire pour son bon plaisir.

Ephésiens 2.10 (NBS):

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus–Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Notez que ces œuvres sont généralement éloignées des projecteurs et des pupitres et donc de la reconnaissance humaine dans l’église de Dieu.

Que cela passe le plus souvent dans le secret voulu de Dieu pour le développement du caractère de serviteur.

Notez que la prédication et l’enseignement sont des appels spécifiques à certains ministères, qui passent quasi toujours par de nombreuses années d’études Bibliques sous la tutelle et l’approbation de ministères en place.

Sans vouloir me faire d’ennemis, la louange n’est pas un service à proprement parler, car, ici comme au ciel, nous sommes tous appelés à louer le Seigneur pour l’éternité.

Un conseil sage et avisé :

Les enfants ne sont pas laissés seuls pour une activité ou une autre.

Rejoignez un service existant sous la responsabilité d’un ministère, d’un ancien ou d’un diacre désigné par vos pasteurs.

Vous croitrez par votre soumission, par l’exemple, leur expérience, leurs connaissances, les conseils et/ou la formation que vous recevrez ainsi.

Ephésiens 4.11-15 :

Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ.

1 Thessaloniciens 5.12 :

Nous vous demandons, frères, d’avoir de la considération pour ceux qui se donnent de la peine parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur et qui vous avertissent.

Par votre obéissance vous réjouirez l’Esprit de Dieu au lieu de l’attrister en vivant selon votre chair, en laissant toute la charge de travail à ceux qui servent.

Ephésiens 4.30 (NBS):

N’attristez pas l’Esprit saint de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour un jour de rédemption.

Vous aurez la joie d’avoir servi le Seigneur et en déborderez même lorsqu’Il vous utilisera manifestement.

Vous recevrez la paix et la joie de l’Esprit qui vit en vous et qui se manifestent quand nous sommes dans le plan de Dieu.

Cette paix et cette joie vous éloigneront des désirs charnels :

Philippiens 4.7 (NBS):

Et la paix de Dieu, qui surpasse toute pensée, gardera votre cœur et votre intelligence en Jésus–Christ.

  1. Marcher dans la vérité

3 Jean 1.3-4 :

J’ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité.

Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité.

2 Jean 1.4 :

J’ai été fort réjoui de trouver de tes enfants qui marchent dans la vérité, selon le commandement que nous avons reçu du Père

Marcher dans la vérité, celle de Dieu, pas les pseudo-vérités du monde.

De l’homme qui descend du singe (et le singe de l’arbre) en passant par les petits hommes verts, ou encore les « ministères » de sentinelles se préoccupant du nouvel ordre mondial et de l’arrivée de l’antéchrist….

Occasions de chutes et perte de temps.

Du temps qui devrait être consacré au salut des perdus, notre édification, celle des autres, ou encore le soutient aux ministères en place.

Bref à l’édification du corps de Christ.

Marcher dans la vérité c’est conformer sa vie au modèle de la Parole de Dieu, qui est la vérité et sur le parfait exemple de Christ qui est la vérité incarnée (ou la parole devenu chair)

Psaumes 119.160 :

Le fondement de ta parole est la vérité,

Et toutes les lois de ta justice sont éternelles.

Jean 17.17 :

Sanctifie–les par ta vérité : ta parole est la vérité.

Jean 14.6 :

Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Jean 1:14 :

La Parole est devenue chair ; elle a fait sa demeure parmi nous, et nous avons vu sa gloire, une gloire de Fils unique issu du Père ; elle était pleine de grâce et de vérité.

Ephésiens 6.14 :

Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ;

(En dernière page, un développement sur la symbolique de « la ceinture »)

10) Mises en garde

1 Jean 3.7 :

Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui–même est juste.

1 Jean 5.21 :

Petits enfants, gardez–vous des idoles.

Idole (Dict.Bibl.EMAÜS):

Sur le plan spirituel, l’idole peut évidemment être encore toute personne ou toute chose qui dans notre cœur prend la place de Dieu

L’amour de l’argent, l’avarice, la convoitise, la gloutonnerie sont des formes de l’idolâtrie (#Mt 6:24 ; #Lu 16:13 ; #Ro 16:18 ; #Ep 5:5 ; #Col 3:5 ; #Ph 3:19 ; #2Ti 3:4).

Les hommes du XXe siècle pensent être plus raffinés que ceux de l’antiquité, mais ils ne sont pas moins idolâtres : les dieux qu’ils servent sont encore Mamon, Vénus, le Sport, l’État, la Puissance, le Moi, qui mettent à la place du Créateur la créature, avec son orgueil et son appétit insatiable de jouissances (#Ro 1:25).

Fuyons donc les idoles et toute idolâtrie, extérieure ou intérieure (#1Co 10:7 ; #Ro 2:22 ; #1Jn 5:21). Le seul moyen de le faire sera d’aimer de tout notre cœur, de toute notre force et de toute notre pensée le Dieu merveilleux et unique, qui réclame entièrement notre culte en Esprit et en vérité (#Jn 4:23-24).

1 Jean 2.28 (NBS):

Et maintenant, mes enfants, demeurez en lui, pour que, quel que soit le moment de sa manifestation, nous ayons de l’assurance, et qu’aucune honte ne nous fasse nous éloigner de lui à son avènement.

Conclusion :

2 Pierre 1.1-12 (NBS) :

Syméon Pierre, esclave et apôtre de Jésus–Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi de même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus–Christ :

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus, notre Seigneur !

Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et sa propre force.

Par celles–ci, les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous ont été données, afin que par elles vous échappiez à la pourriture que le désir entretient dans le monde et que vous ayez part à la nature divine.

Pour cette raison même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la force morale, à la force morale la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété l’affection fraternelle, à l’affection fraternelle l’amour.

En effet, si ces qualités sont en vous et y foisonnent, elles ne vous laissent pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus–Christ ; mais celui chez qui elles ne sont pas présentes est un aveugle ; il a les yeux fermés, il oublie la purification de ses péchés d’autrefois.

Aussi, mes frères, efforcez–vous d’autant plus de confirmer l’appel qui vous a été adressé et le choix dont vous avez été l’objet.

Si vous faites cela, vous ne trébucherez jamais.

C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de Jésus–Christ, notre Seigneur et Sauveur.

Voilà pourquoi je vais toujours vous rappeler ces choses, bien que vous les sachiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente.

En pratique :

  1. Reconnaître que notre instabilité vient du fait que nous sommes charnels.
  2. Vouloir sincèrement changer et passer à une vie selon l’Esprit
  3. Crier à Dieu et confesser notre incapacité à changer seuls (*)
  4. Mettre en pratique l’enseignement de C. Kadi (chap.6)
  5. Soyons sincères et vrai (chap.7)
  6. Entrer dans les œuvres sous la responsabilité d’un « tuteur »
  7. Marcher dans et selon la vérité Biblique et le modèle parfait, Jésus.
  8. Persévérer, persévérer encore et encore…….

La ceinture (Dict.Bibl.EMAÜS):

Au sens figuré, la ceinture symbolise la vérité, la fidélité, la justice et la force. Se dit par exemple de Dieu qui met une ceinture autour des reins des rois et de ses serviteurs (#Job 12:18 ; #Esa 22:21). Il ceint David de force (#Ps 18:32). Jésus-Christ a la justice et la fidélité pour ceinture (#Esa 11:5). Dans #Ep 6:14, Paul exhorte les croyants à porter la vérité pour ceinture.

Selon la Loi, la Pâque devait se manger la ceinture aux reins, c’est-à-dire

1. avec justice et vérité ;

2. dans une attitude prête au départ (symbole du caractère précaire de notre pèlerinage ici-bas) (#Ex 12:11).

Joab qui avait bafoué la vérité et la justice en mettant le sang de la guerre sur sa ceinture, fut puni (#1R 2:5).

Dans #Esa 5:26-30, les grandes nations envoyées par Dieu pour punir l’infidélité d’Israël n’ont pas la ceinture de leurs reins détachée. Cela signifie qu’elles ne sont pas faibles et chancelantes mais bien fortes et prêtes à attaquer (cf. #Jér 1:17 ; #Jn 21:18).

Dans #Job 12:21, Dieu relâche le ceinturon des forts : il les avilit, les fait tomber.

Dieu est la vraie ceinture des croyants, c’est-à-dire leur force pour la marche (voir #Jér 2:32). Il s’attache à son peuple comme on serre une ceinture à ses reins (#Jér 13:11). Israël, et les croyants en général, devraient être pour lui une ceinture de vérité, de fidélité et de justice (#Jér 13:1-10 cf. #Esa 45:5).

C’est au dépouillement de nous-mêmes, à l’enracinement en Dieu que les croyants sont appelés à travers la prédiction de Jésus à Pierre :

« Quand tu étais plus jeune, tu attachais toi-même ton vêtement et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te l’attachera et te mènera où tu ne voudras pas » (#Jn 21:18).

Pour Pierre, cela implique le dépouillement de sa volonté propre, l’abandon de ses plans personnels et même l’incapacité d’agir à son gré et d’aller où bon lui semblera : c’est Dieu qui fixera sa destinée et la lui fera réaliser pas à pas : un changement d’orientation particulièrement significatif pour lui — et pour chacun de nous !

 

* Ps 51.10 :

O Dieu ! Crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé.)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *